Adeline Cornet

Parcours

Adeline Cornet entame en 2002 ses études à l’Université de Liège par une première candidature en psychologie, suivie d’une seconde année en sciences politiques. Elle s’oriente alors vers la criminologie et obtient son diplôme en 2006. Son mémoire, intitulé « Place et impact de l’assistance morale ou religieuse durant le placement des jeunes en IPPJ », débouche sur la publication de son premier article, dans la Revue de Droit Pénal et de Criminologie.

Au cours de ses études, Adeline Cornet devient très sensible aux questions de genre. Baignée durant toute son enfance dans un milieu à l’écart des différences sociales entre garçons et filles, elle y est confrontée pour la première fois à l’université. La vraie prise de conscience a lieu le jour où Georges Kellens, l’un des fondateurs de l’école de criminologie, mentionne dans un de ses cours que la criminologie, comme toute jeune science, fait preuve de masculinisme : elle ne parle que des hommes, sans jamais évoquer les femmes. C’est le déclencheur : « On parlait toujours d’un neutre, que j’associais aux femmes et aux hommes. Mais ce n’était pas cela. La criminologie n’étudiait que les hommes et généralisait ses théories aux femmes. Ou pire encore, elle rangeait les femmes dans une catégorie à part, à côté des jeunes, des vieux, des immigrés… » raconte Adeline Cornet. 

Lors de sa dernière année d’études, lorsque son professeur André Lemaître lui propose de réaliser une thèse et d’en choisir elle-même le sujet, c’est tout naturellement qu’elle décide de travailler sur les rapports sociaux de sexe. Depuis quelques années, la criminologie avait commencé à s’intéresser aux questions de genre. Constatant que l’administration de la justice restait un sujet peu abordé sous cet angle, la criminologue choisit de concentrer son analyse sur ce terrain et de s’intéresser spécifiquement aux magistrates. 

En novembre 2006, la jeune chercheuse obtient une bourse de doctorat en criminologie de l’ULg, puis un mandat d’aspirante FNRS pour 4 ans. 

Durant l’année 2008, elle effectue un séjour de recherches à Montréal à l’UQAM (Université du Québec à Montréal). Elle est chercheuse invitée à l’Institut de Recherches et d’Etudes Féministes (IREF), où elle se forme à la question des rapports sociaux de sexe, en vue de sa thèse de doctorat.

De mars 2012 à décembre 2014, Adeline Cornet devient coordinatrice de la recherche scientifique pour la plateforme ID Campus, qui fait partie de l’Université de Liège. Elle s’y forme à l’économie créative, tout en continuant sa thèse en parallèle. En juin 2014, elle arrive au bout de ses recherches et achève sa thèse, intitulée : « Le vécu des femmes magistrates en Belgique francophone. Analyse d’une profession sous l’angle des rapports sociaux de sexe. Représentativité, profils et pouvoir. » 

En décembre 2015, elle soutient sa thèse et obtient son diplôme de Docteur en criminologie. Celle-ci est aujourd’hui publiée aux éditions Anthémis.

Professionnellement parlant, après un passage de 2015 à 2016 au Bureau Economique de la Province de Namur en tant que chargée de projets en économie créative, elle est aujourd’hui retournée dans le secteur du genre puisqu’elle est coordinatrice de la cellule « Gender mainstreaming » au sein de la Direction de l’égalité des chances au Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Publications

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Contact

Adeline.Cornet@ulg.ac.be

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Le juge est une femme