Effet de serre contrasté
10/11/11

C’est une première ! Une procédure d’harmonisation d’observation de l’atmosphère a mis en lumière que les concentrations de méthane et d’oxyde nitreux, deux gaz à effet de serre, présentaient des tendances variables d’un site à un autre.

C’est à la fin du 19e siècle que le chimiste suédois Svante August Arrhenius publie un article devenu célèbre dans lequel il prévoit un réchauffement global de la planète de 5°C si la concentration en dioxyde de carbone (CO2) venait à doubler. Plus d’un siècle plus tard, notre connaissance de l’atmosphère s’est considérablement développée, mais ce chiffre, même affiné, reste d’actualité.

Atmosphère
La température et le climat sur Terre sont fixés par son atmosphère, acteur principal du bilan énergétique entre le rayonnement solaire qui atteint la surface de la Terre et celui réémis par celle-ci. Une partie de ce rayonnement infrarouge réémis reste prisonnier dans l’atmosphère, permettant des températures clémentes à la surface. L’effet de serre est donc naturel. Mais depuis quelques décennies, les activités humaines ont modifié sensiblement la composition chimique de l’atmosphère, induisant une augmentation des concentrations de gaz à effet de serre et, par-là, un effet de serre supplémentaire qualifié d’anthropique.

Le gaz à effet de serre anthropique le plus important à ce jour et aussi le plus connu est sans aucun doute le CO2. Mais il est loin d’être le seul : présents en quantités moindres dans l’atmosphère, le méthane (CH4) et l’oxyde nitreux (N2O) –encore appelé protoxyde d’azote- font également partie des molécules préoccupantes. Elles font l’objet d’une publication récente (1) dans laquelle les auteurs cherchent à affiner la détermination de l’évolution temporelle de leurs concentrations. Parmi ceux-ci, Emmanuel Mahieu, chercheur au sein du Groupe InfraRouge de Physique Atmosphérique et Solaire (GIRPAS) de l’Université de Liège.

(1) Angelbratt J. et al., A new method to detect long term trends of methane (CH4) and nitrous oxide (N2O) total columns measured within the NDACC ground-based high resolution solar FTIR network. Atmos. Chem. Phys., 11, 6167-6183, 2011.

Page : 1 2 3 4 5 suivante