Luminescences atmosphériques sur Vénus
22/07/11

décalage spatial

Ces écarts pourraient être expliqués à partir du temps nécessaire aux atomes d’oxygène en mouvement descendant pour franchir la quinzaine de kilomètres séparant les couches d’émissions ultraviolette de NO et infrarouge de O2 : ce temps très long (plusieurs jours terrestres) laisse largement le temps au vent horizontal de transporter les atomes sur de grandes distances (plusieurs milliers de kilomètres).

Distance nightglow

La vérification de cette hypothèse passe par la quantification des processus physiques et chimiques qui interviennent dans la formation des luminescences et, en particulier, du rôle d’un éventuel couplage entre les composantes horizontale et verticale des vents. Etant donné la multitude de ces processus, le problème ne peut être approché que numériquement. C'était précisément le sujet du travail de fin d’études d’Arnaud Collet, qui vient de paraître aux Presses Universitaires Européennes (1).

 

(1) Arnaud Collet, Dynamique et chimie dans l’atmosphère de la face nocturne de Vénus, Editions Universitaires européennes, 2010. 

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