Zoom en imagerie médicale : vers une meilleure résolution
26/04/10

L'importance de la médecine nucléaire n’a cessé de croître depuis plusieurs décennies avec le développement de nouvelles techniques d’imagerie ou de ruses en vue d’améliorer la qualité des images. Alain Seret, du service d’imagerie médicale expérimentale de l’ULg, vient de co-signer un article (1) qui pourrait marquer une nouvelle étape dans l’histoire de la scintigraphie médicale.

imagerie medC’est au cours de ces dernières décennies que la médecine nucléaire a véritablement pris son envol. Elle repose sur le phénomène de la radioactivité, découvert par hasard par Henri Becquerel il y a plus d’un siècle. Trente ans plus tard, on comprend les perspectives qu’ouvre l’application de la radioactivité en médecine : c’est la première administration d’une substance radioactive chez un patient atteint d’une leucémie.

Aujourd’hui, un examen de médecine nucléaire commence par l’injection chez un patient d’une substance, choisie pour ses propriétés spécifiques qui l’amènent à se fixer dans l’organe ou le tissu à visualiser. Ce pharmaceutique est idéalement semblable à une substance naturellement ingérée par l’organisme, de sorte qu’il puisse se substituer à elle dans son rôle physiologique. Il n’est néanmoins pas identique à elle, sinon il ne serait pas détectable. Pour être identifiable par un détecteur, on lui greffe une balise faiblement radioactive et devient ainsi un radiopharmaceutique. En se désintégrant, il émet des particules gammas (notées γ) captées par des instruments sensibles à ce rayonnement très pénétrant : les caméras de médecine nucléaire sont composées principalement d’un cristal scintillant muni de photomultiplicateurs.

 

(1) Seret Alain, Vanhove Christian, Defrise Michel, 2009. Resolution improvement and noise reduction in human pinhole SPECT using a multi-ray approach and the SHINE method., Nuklearmedizin, vol. 48, pp. 159-165.


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