Michaël Gillon

Parcours

Michaël Gillon a un parcours atypique : il entame ses études à 24 ans, après sept années d’engagement dans l’armée. «J’ai terminé mes secondaires à 17 ans et je ne me sentais pas prêt -ni motivé- pour entreprendre des études. Après, j’ai regretté.» Il rattrape rapidement le temps perdu puisqu’en 5 ans, il termine une licence en biochimie ainsi qu’un premier cycle en physique.

En 2003, attiré par la recherche, Michaël Gillon hésite un moment quand il s’agit de choisir un domaine pour entamer une thèse de doctorat. Il a l’embarras du choix : la génétique ? La biochimie ? L’astrophysique ? Finalement, c’est cette dernière qui l’emporte et on lui propose de travailler sur le traitement des observations du satellite CoRoT (Lire : Voyage au coeur des étoiles). Il se découvre une passion pour les exoplanètes et la recherche de la vie extraterrestre. Il défend sa thèse en mars 2006 sur l’amélioration de la photométrie des transits d’exoplanètes dans le cadre du projet CoRoT.

Il part ensuite pour un séjour post-doctoral à l’observatoire de Genève où il intègre pendant près de trois ans le groupe de Michel Mayor, pionnier et leader dans la recherche d’exoplanètes. De retour à l’Université de Liège en janvier 2009, il poursuit aujourd’hui ses travaux sur la détection d’exoplanètes et leur caractérisation physicochimique. Dans le cadre du projet TRAPPIST (Lire : Des astrophysiciens liégeois au septième ciel), il responsable scientifique et investigateur principal pour les exoplanètes. Ce projet a débouché sur de nombreuses publications ainsi que sur la détection d’une trentaine d’exoplanètes en transit entre fin 2010 et mi 2012.

Michaël Gillon a également été à l’initiative d’une recherche internationale observant pour la première fois dans l’histoire de l’astrobiologie l’émission (le flux lumineux) d’une super-Terre.

Depuis 2012, il développe, au sein de son unité et en partenariat avec Cambridge et l’Université de Jeda le projet SPECULOOS, qui cible l’étude des naines rouges ultra froides pour détecter des systèmes planétaires habitables et proches de nous. Il est également impliqué dans la préparation de la mission spatiale CHEOPS, qui consiste en la mise en orbite d’un petit télescope spatial devant observer plus en détail des exoplanètes déjà connues. Michaël Gillon y officie en tant que membre du bureau exécutif et de l’équipe scientifique. 

Michaël Gillon est à l'orgine de la découverte du système exoplanétaire TRAPPIST-1, révélée le 22 février 2017 dans un article publié dans la revue Nature. TRAPPIST-1 est le système qui possède à la fois le plus grand nombre de planètes telluriques et le plus grand nombre de mondes potentiellement habitables jamais découverts à ce jour. De quoi relancer la quête de la vie dans l’Univers.

Publications

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Contact

Michael.Gillon@ulg.ac.be

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