Le commerce de l'eau virtuelle. Un concept pour la gestion durable de l'eau dans l'Union européenne?

Objet de la recherche

Au début des années 90, a été créé le concept d’eau virtuelle relatif à la lutte contre le gaspillage et l’épuisement inconsidéré des ressources hydriques. Il est basé sur l’idée que les pays pauvres en eau importent des produits nécessitant une quantité importante d’eau pour leur fabrication, et qu’en revanche ils exportent des produits et des services qui requièrent une faible quantité d’eau. La recherche porte sur l’étude du commerce de l’eau virtuelle à l’échelle européenne.

L’objectif principal de la thèse de doctorat consiste à analyser comment ce nouveau concept théorique pourra être inséré dans la politique agricole commune (PAC) et la politique environnementale de l’Union européenne. Par conséquent, le projet de thèse de doctorat se structure en trois parties.

La première partie sera consacrée à l’analyse théorique de l’évolution progressive du commerce de l’eau virtuelle, dès son apparition dans le cadre du troisième forum mondial de l’eau qui s’est déroulé à Kyoto en 2003. De plus, il est nécessaire d’analyser dans cette partie le lien existant entre le commerce de l’eau virtuelle et le développement durable.

Volume eau virtuelle CALDERON

Une deuxième partie de la thèse portera sur l’examen de l’application de l’eau virtuelle au niveau européen. Comme on vient de le souligner, la notion de commerce de l’eau virtuelle est apparue à échelle internationale. Par conséquent, il est pertinent d’analyser comment faire descendre l’application de ce concept à échelle européenne. En effet, à ce niveau la directive cadre sur l’eau garantit l’harmonisation de la législation communautaire en matière de gestion des ressources hydriques. Cette directive aborde la gestion locale et régionale de l’eau sur base du principe du pollueur payeur et sur base de la notion de bassin hydrographique. Néanmoins, il a été reconnu par le Conseil des ministres de l’Union européenne (formation environnement) que la directive cadre n’est pas suffisante puisqu’elle n’aborde pas la gestion quantitative de l’eau. Dans ce contexte, l’application à l’échelle européenne du commerce de l’eau virtuelle pourrait dans le futur combler cette insuffisance législative européenne en la matière et servir à élaborer une véritable gestion supranationale et durable des ressources hydriques.

 

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