Les chevaux olympiques au Sart Tilman
30/07/08

Au repos

Les chevaux sont d'abord examinés à l'extérieur du laboratoire. Ils subissent une échocardiographie, un examen cardiaque qui permet une analyse approfondie de la morphologie du cœur et de son fonctionnement. Ensuite, les chevaux passent deux examens respiratoires : un test des fonctions pulmonaires et une endoscopie des voies respiratoires supérieures. Des prélèvements sanguins sont réalisés pour déceler si le cheval ne présente aucun problème médical qui risquerait de l'handicaper en compétition. "Les examens au repos ont pour but de détecter d'éventuels problèmes cardiaques ou respiratoires sub-cliniques, c'est–à-dire des problèmes qui ne se voient pas en temps normal, mais que l'on peut détecter grâce à des tests pointus comme ceux-là », explique Tatiana Art. Ces tests permettent donc de prévenir le cavalier et le vétérinaire des problèmes que le cheval pourrait rencontrer lorsqu'il est mis dans des conditions extrêmes de compétition et d'effort.

Après le repos, place à l'effort

La seconde phase des tests se déroule dans un laboratoire qui a été climatisé pour que les chevaux soient mis le plus possible dans les conditions des Jeux Olympiques. "Nous avons recréé l'ambiance à laquelle les chevaux seront soumis en les testant à l'effort dans une pièce chauffée à plus de 30°C et dans laquelle nous avons placé des détapisseuses qui nous permettent de reproduire un taux d'humidité proche des 100%.", explique Tatiana Art.

 

 

Un des gros problèmes que rencontrent les chevaux et les athlètes dans des conditions extrêmes de température, telles que celles de Hong Kong, est un taux d'humidité relative proche des 100% : leur sueur n'arrive donc plus à s'évaporer correctement. "Or, pour assurer sa thermorégulation, le cheval se repose essentiellement sur la sudation", insiste Tatiana Art. Ce qui veut dire que si sa sueur ne s'évapore plus, le cheval ne saura plus évacuer les calories qu'il produit pendant l'effort et donc sa température corporelle va augmenter à un point tel qu'il risque l'hyperthermie (augmentation de la température corporelle au-dessus de 40°C). Plus la température corporelle du cheval augmente et plus son organisme va augmenter la sudation et donc les pertes d'eau vont devenir considérables mais surtout inutiles". Le cheval peut alors se retrouver en une demi-heure de temps dans un état de déshydratation tel que ça pourrait en devenir dangereux pour sa santé, et même pour sa vie!



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